Sondages, non merci !

APPEL A LA RESISTANCE ! Les sondages, lorsque leur matraquage devient par trop intensif, n’éclairent plus rien, ils manipulent. Boycottons les sondages politiques et faisons le savoir très fort.

Les sondages occupent une place de plus en plus centrale dans notre vie politique. A l’heure de l’économie globalisée, de la communication planétaire et de la transparence, les pouvoirs sont de plus en plus anonymes et inatteignables et les citoyens sont de plus en plus isolés et invisibles. Nous vivons à l’ère de la communication : si l’on répète à l’infini que Mr. X est un homme respectable, alors Mr. X … est… devient, respectable. C’est la méthode couée. Mais cette interprétation simpliste des réalités finit par avoir de graves conséquences, surtout lorsque cela s’applique à la vie politique. Une campagne électorale n’est pas une campagne publicitaire.

La campagne électorale en cours, se caractérise par une très grande volatilité de  » l’opinion « . On peut interpréter ce phénomène de deux manières. Le débat est intense (version angélique que tentent de nous vendre médias et politiques), les français ne savent plus où ils en sont de la société politique dans laquelle ils vivent (version plus réaliste). Il y a un sérieux problème avec les règles du jeu. La vie politique en général, les élections en particulier, s’articulent autour de deux pôles opposés qui sont tous les deux nécessaires à la vie démocratique : le débat, d’une part, le combat camp contre camp, d’autre part. La finalité d’une élection n’est pas de mettre tout le monde d’accord, elle est de rendre la société gouvernable. Jusqu’à présent les idées, le débat, c’était le premier tour, l’efficacité, le combat, le vote utile, c’était le deuxième. Mais nous vivons depuis quatre ans un premier tour sauvage orchestré par les médias et les organismes de sondages. Cette scénarisation des élections est uniquement focalisée sur le choix des acteurs, et cela aura, au final, vidé le débat politique de toute forme de contenu. Ne reste que les enjeux brut, en un mot, le vote utile. Les médias ont tué le premier tour. A quelques semaines de ce scrutin, plus d’un électeur sur deux déclare pouvoir encore changer la nature de son vote. En bref, c’est le hasard ou les petits calculs, heureux ou malheureux, qui décideront, de qui, au moment de passer devant le poteau final, sera encore en situation de ramasser la mise. C’est inadmissible.

La démocratie c’est lorsqu’une majorité de 50.01% impose ses choix aux 49.99% autres. Cela ne doit pas pour autant enlever le pouvoir de dire et de penser à ces autres, ou alors, on est en dictature. La… médiacratie, c’est une société dans laquelle, lorsqu’un sondage dit que 50.01% des sondés pensent à un instant donné que Mr. X a raison, les détenteurs du pouvoir de dire, disent et redisent jusqu’à la nausée que Mr. X a raison et interdisent dès lors à toute autre forme de pensée d’exister et de s’exprimer. C’est une autre forme de dictature.

Un sondage a pour vocation théorique de classifier des opinions. A priori, rien d’extraordinaire à cela. Le problème est que lorsqu’on vous demande pour la 54.000ème fois, qui, de Monsieur X ou de Madame Y, a le plus l’étoffe d’être un bon président de la République, on vous suggère l’idée que, l’un… l’a (l’étoffe), et que l’autre… ne l’a pas. Cela s’appelle influencer l’opinion. Conclusion, aux temps modernes, pour avoir raison, il suffit d’être riche et de s’offrir beaucoup de petits sondages. C’est un dévoiement de l’espace public.

Les sondages ne peuvent pas et ne doivent pas être les outils de régulation de la vie démocratique.

KOUINO

P.S : Les politiques sont totalement absent de ce débat là. Ils sont, bien évidemment, par trop impliqués. C’est aux citoyens de s’emparer de ce sujet, et de le faire, en terme politique. Faisons-le ensemble. Mettons sur pied une E-pétition. Certes, le droit français n’accorde aucune valeur légale spécifique aux pétitions, mais le droit européen, par contre, fait obligation à la commission de se saisir d’un sujet lorsque un million de citoyens le demandent. Soyons donc un million et exigeons des politiques qu’il prennent leur responsabilité.

Ce texte n’a pas de prétention particulière. Mais il pourrait être l’ébauche de cette pétition. Commentez-le, complétez-le, critiquez-le, faites-vous connaître, faites-le connaître. Sur la base de ces échanges, nous pourrions formaliser ensuite un texte final. Je suis à votre écoute. 



La pression médiatique… illustrée !

pressionmdiatiqueor.jpg



Flamberge - Montereau |
pnogues |
Sarkozy président |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | désir de débats
| éric aisne
| S’informer autrement, trava...